|
Spectrocoloration
|
|
Les couleurs, ça se discute
|
|
La lumière est une onde, composée d'un spectre (lumineux), c'est-à-dire un ensemble de rayons lumineux (se déplaçant par paquets) qui se différencient et s'identifient grâce à leurs longueurs d'onde propres (longueur d'un paquet, évaluée en nm (nanomètres), i.e. en millionième de millimètre). A chaque longueur d'onde correspond une nuance de couleur.
|
|
La particularité de la lumière blanche (la lumière naturelle) est l'étendue de son spectre : elle est composée de l'ensemble de toutes les couleurs comprises entre les infrarouges (lambda> 780 nm) et les ultraviolets (lambda< 380 nm).
Une lumière paraît colorée lorsque certaines couleurs la composant sont prédominantes.
Par exemple, l'océan paraît bleu car les rayons de longueur d'onde correspondant au bleu sont plus intenses que les rayons des autres couleurs.
|
|
Pour illustrer, sur l'image ci-contre (représentant le spectre d'une lumière), on s'aperçoit que la lumière émet toutes les couleurs, mais principalement du rouge. On peut donc conclure que la lumière émise semble de couleur rouge.
Lorsqu'un rayon percute une épaisseur de verre, il est dévié. A chaque longueur d'onde (donc à chaque couleur) correspond un angle de déviation différent.
|
|
|
Ainsi, on peut observer des phénomènes de diffraction (décomposition de la lumière, tel un filtre) lorsqu'on utilise un prisme. Le phénomène est le suivant :
- tous les rayons composant la lumière blanche arrivent tous parallèles entre eux vers le prisme (toutes les couleurs sont alors confondues)
- une fois dans l'épaisseur du verre, chaque rayon est dévié de manière différente, ce qui provoque la séparation des couleurs
|
Notre oeil est alors capable de distinguer chacune des couleurs composant la source lumineuse.
Une idée ancestrale, un procédé ultra-moderne
Lors de l'anodisation de la pièce d'aluminium (voir plus loin), celle-ci se recouvre d'une peau incolore poreuse (de 3 à 40 microns). Une fois la pièce entièrement traitée, les pores (correspondant aux endroits d'attaque électrique de la pièce, nécessaires pour l'anodisation) sont colmatés.
Dans le cas d'une pièce uniquement anodisée, cette peau joue le rôle d'un verre transparent, sur le plan optique (laissant apparaître la couleur naturelle grise de l'aluminium).
|
|
Notre technologie (développée et maîtrisée), la spectrocoloration, est un procédé exceptionnel permettant de colorer cette peau (qui tient alors le rôle de verre teinté ou coloré, sur le plan optique) sans utiliser d'additif.
Le principe est de déformer les pores existants de telle manière qu'y apparaissent des facettes sur l'ensemble de la surface intérieure des pores. Chacune de ces facettes va jouer le rôle de prisme, et ainsi, diffracter la lumière reçue. Par un ingénieux procédé d'orientation de ces prismes, et par le biais de multiples réflexions (rayons réfléchis) et réfractions (rayons absorbés) à l'intérieur de chacun des pores, certaines longueurs d'ondes sont absorbées, les autres sont réfléchies ; ce sont ces dernières que notreoeil perçoit.
Ce procédé de coloration révolutionnaire est obtenu à l'aide d'une combinaison de paramètres chimiques et électriques gérés par un process informatique permettant la formation d'une couche superficielle d'alumine contrôlée dans sa dimension, sa distribution et son orientation.
Si le métal paraît coloré, c'est en raison des propriétés de la lumière blanche, composée d'un spectre de couleur allant du rouge au violet.
Ainsi, entre la lumière solaire (le rayon incident émis) et le rayon réfléchi passant par la couche orientée, l'interférence supprime certaines longueurs d'ondes, ce qui a pour conséquence le fait que l'oeil ne perçoit que certaines teintes (les couleurs qui n'ont pas été absorbées) : la pièce n'est pas colorée, c'est une illusion d'optique.
Comme on peut le voir sur le schéma précédent, le procédé de spectrocoloration permet de ne laisser passer que des couleurs que l'on définit auparavant. Ainsi, si l'on souhaite obtenir la couleur turquoise , il suffit d'orienter et positionner les facettes de telle manière qu'elles absorbent les rayons rouges et laissent passer (réfléchissent) les verts et les bleus.
Un matériau et des couleurs inaltérables - Un atout design
|
La tenue de la coloration aux UV est excellente : le produit est stable et possède une très bonne protection contre la corrosion (du fait de l'anodisation). De plus, sa tenue est même garantie pour certains milieux agressifs tels que les vapeurs salines ou chlorées, les agents chimiques (de synthèse, ou naturel comme la sueur), les produits cosmétiques et les vapeurs d'essence.
Le maintien parfait de la coloration en utilisation extérieure est donc nettement supérieur à celui obtenu par pigmentation. De surcroît, sa résistance aux solvants est totale.
La spectrocoloration permet de colorer l'aluminium, tout en gardant ses caractéristiques propres, tant sur le plan mécanique, qu'esthétique : éclat métallique, toucher métallique, veines du métal.
Ce procédé évite aussi le phénomène de damier (se manifestant lors de la teinte du métal), permettant une très bonne homogénéité et précision dans les couleurs.
|
Un procédé totalement écologique
La coloration obtenue ne nécessite aucun ajout de colorant et ainsi ne produit aucune pollution. Ceci donne à l'entreprise ainsi qu'à ses clients une image de protection de l'environnement et de modernité.
Ce procédé possède un avantage net sur le plan du recyclage, sachant que l'aluminium brut est 100% recyclable. En effet, en fin de vie, l'aluminium peut être refondu directement, contrairement à la coloration par peinture (pour laquelle il est nécessaire de décaper la pièce au préalable avant recyclage).
Où produisons-nous ?
Nous spectrocolorons vos pièces d'aluminium sur notre chaîne entièrement automatique d'anodisation et de spectrocoloration, gérée par terminal numérique :
- L. 3000 mm / l. 600 mm / H. 1600 mm
- à 7 500 ampères & 25 V
- 3 bains d'anodisation
- 2 bains de brillantage pour 1 bain toutes les 10 minutes
|
|
|